Dernière mise à jour : 1er avril 2026
Émile Gsell (1838–1879) fut l’un des premiers photographes actifs durant le Protectorat français et demeure une figure essentielle de la mémoire visuelle du XIXᵉ siècle. En Cochinchine, il participe à plusieurs missions officielles et documente le temple d'Angkor Vat, dont il réalise la première série photographique. Mais son travail ne s’arrête pas aux ruines : Gsell photographie aussi les personnalités de la cour royale du Cambodge, ainsi que les musiciennes, actrices et dignitaires. Son studio est basé à Saïgon. Au Vietnam, il porte aussi son regard sur les personnalités du pouvoir mandarinal et sur le peuple : artisans, musiciens, paysans, métiers traditionnels, costumes et activités quotidiennes. Son œuvre, mêlant ethnographie, art et témoignage historique, offre une vision riche et nuancée de la société de son époque. Ses premières photographies, prises à Angkor en 1866, sont offertes par la France à l'Impératrice Eugénie. L'album est aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum of Art de New York. Récompensé à l’Exposition universelle de Vienne en 1873 et de Paris en 1878, Gsell laisse un héritage précieux. Les travaux de recherche de divers chercheurs dont Édouard de Saint Ours et Patrick Kersalé apportent un nouvel éclairage sur cette diversité sensible.
Photographies
L’exposition présente une sélection soignée de tirages modernes issus des photographies d’Émile Gsell, restituées à partir de scans haute définition et libres de droits. Grâce au travail méticuleux de restauration réalisé par Patrick Kersalé, ces images retrouvent une clarté et une profondeur étonnantes. Temples d’Angkor, portraits de dignitaires, scènes de vie quotidienne : chaque ensemble peut être modulé en fonction du lieu d’accueil et des attentes du commanditaire, à partir d’un catalogue de vignettes.
Vidéos
Des vidéos en couleur, créées à partir de photographies colorisée par l’Intelligence Artificielle, prolongent l’expérience en donnant vie aux prises de vue de Gsell (voir ci-après). Elles offrent une immersion dans le Cambodge et le Vietnam du troisième quart du XIXᵉ siècle, reconstituant par exemple l’apparence d’Angkor Vat avant sa restauration par l’École française d’Extrême-Orient. Ces séquences invitent le public — en particulier les jeunes générations, familières des technologies numériques — à se projeter dans les atmosphères, les textures et les lumières que Gsell lui-même a pu observer.
Pour enrichir l’exposition, une conférence de Patrick Kersalé — en français ou en anglais — peut être intégrée au programme, illustrée par des images fixes, des animations et des extraits musicaux de la cour royale du Cambodge au XIXᵉ siècle. Elle éclaire le contexte historique, artistique et humain de l’œuvre d’Émile Gsell. Une rencontre idéale pour approfondir l’héritage de ce pionnier de la photographie. Les thématiques peuvent être développées “à la carte”.
Ces pages consacrées à l’œuvre d’Émile Gsell ont été conçues et réalisées par Patrick Kersalé pour son site Sounds of Angkor.
Ces capsules vidéo, réalisées par Patrick Kersalé à partir de ses recherches et reconstitutions, peuvent être projetées sur écran ou téléviseur au sein de l’exposition. Elles constituent également un excellent support visuel pour la conférence. Des versions en anglais sont disponibles pour les publics internationaux (voir ci-après).
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